Statistiques monétaires

  • La situation monétaire est caractérisée par une hausse de la masse monétaire soutenue par la progression des créances intérieures ;
  • Un financement plus accru de l'économie.

Sources : MEFB ; BCEAO

Evolution de certains agrégats monétaires (En milliards de FCFA)

 

Désignation

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

2026
(prév.)

MASSE MONETAIRE (1)

9 723,7

10 770,1

13 042,6

15 487,4

16 878,6

17 440,1

20 261,5

24 529,4

27 081,6

ACTIFS EXTERIEURS NETS

2 032,1

2 497,5

3 139,7

4 206,3

3 886,0

2 634,3

4 302,7

6 825,7

8 132,3

CREANCES INTERIEURES

9 336,6

10 236,1

12 040,4

13 761,8

15 705,9

17 667,6

19 833,8

22 109,5

24 642,8

      CREANCE NETTES      SUR L'ADM. CENT. 

2 318,3

2 791,7

3 908,8

4 614,6

5 894,6

6 261,9

7 117,0

7 697,7

8 662,3

      CREANCES SUR        L'ECONOMIE

7 018,4

7 444,3

8 131,7

9 147,2

9 814,5

11 405,7

12 716,9

14411,8

15980,5

Passifs non monétaires et autres postes nets

1 645,0

1 963,5

2 137,6

2 480,7

2 713,3

2861,8

3 875,1

4 405,8

5 693,5

 

(1) Masse Monétaire (Total des contreparties) = Actifs extérieurs nets + Créances intérieures - Passifs à caractère non-monétaire - Autres postes nets.

Sources : MEFB ; BCEAO

 

La situation monétaire se caractérise par une hausse continue de la masse monétaire, reflétant un financement accru de l’économie.

A fin 2024, La masse monétaire est ressortie à 20.261,5 milliards de FCFA, en croissance de 16,2% par rapport à son niveau de décembre 2023. Cette évolution est due à l’augmentation des créances intérieures (+12,3%) et des actifs extérieurs nets (+63,3%).

S’agissant des créances intérieures, leur augmentation est portée par l’ensemble des composantes. En effet, les créances sur l'économie se sont consolidées de 1.311,2 milliards de FCFA à fin décembre 2024 (+11,5%), par rapport à leur niveau de décembre 2023. Il en est de même pour les créances nettes sur l'Administration Centrale qui se sont accrues de 855,1 milliards de FCFA (+13,7%), en relation, notamment, avec les décaissements effectués au titre du programme économique et financier conclu avec le FMI.

Quant aux actifs extérieurs nets, ils sont ressortis à 4.302,7 milliards de FCFA à fin décembre 2024, contre 2.634,3 milliards de FCFA à fin décembre 2023, soit un rebond de 63,3%. Ce dynamisme est lié à l’amélioration des exportations de biens, consécutive à l’augmentation des cours de principaux produits exportés.

A fin 2025, la masse monétaire s’est consolidée de 21,1% par rapport à fin décembre 2024, sous les effets des augmentations des créances intérieures de 2.275,7 milliards de FCFA (+11,5%), grâce aux créances nettes sur l’Administration Centrale et les créances sur l’économie. En effet, les créances nettes sur l’Administration Centrale se sont accrues de 8,2%, en liaison avec l’augmentation des concours FMI. Quant aux créances sur l’économie, elles ont progressé de 13,3%.

S’agissant des actifs extérieurs nets, ils sont passés de 4.302,7 milliards de FCFA à 6.825,7 milliards de FCFA à fin décembre 2025, soit une hausse de 58,6%, en raison de la baisse du déficit des transactions courantes.

A fin 2026, la masse monétaire se consoliderait de 10,4% par rapport à 2025. Elle serait portée par la progression de 11,5% des créances intérieures tirées conjointement par les créances nettes sur l’Administration Centrale et celles sur l’économie. En effet, les créances nettes sur l'Administration Centrale évolueraient de 12,5% en 2026, en liaison avec les mobilisations de numéraires et les émissions de titres par l’Etat, auprès des banques, en vue de financer son déficit budgétaire, ainsi que la contrepartie des fonds alloués par le FMI dans le cadre du programme économique et financier. Quant aux créances sur l’économie, elles s’accroitraient de 10,9%, en lien avec le dynamisme de l’activité économique.

S’agissant des actifs extérieurs nets, ils se consolideraient de 1.306,6 milliards de FCFA, en se situant à 8.132,3 milliards de FCFA à fin décembre 2026, en lien avec la couverture du financement du déficit des transactions courantes par les entrées nettes de capitaux étrangers.