PIB optique Offre
Fort dynamisme économique avec une croissance moyenne de 8,0% sur la période 2012-2019 ;
Résilience aux chocs de la pandémie Covid-19 et de la crise Russo-ukrainienne ;
Croissance estimée à 6,5% en moyenne sur la période 2021-2025 ;
Croissance de 6,6% en 2025, tirée principalement par les secteurs tertiaire et secondaire avec des contributions respectives de 3,3 et 1,6 points de pourcentage;
Part du secteur des services dans le PIB en baisse, s’établissant à 43,8% en 2025 contre 47,1% en 2016 ;
Part du secteur secondaire passant de 20,8% en 2016 à 23,9% en 2025 ;
Part du secteur primaire en baisse pour s’établir à 16,8% en 2025 contre 17,4% en 2016.
Sources : MEFB/DGE, ANStat
Structure de l’offre
L’économie ivoirienne se caractérise par une répartition sectorielle dans laquelle dominent les services dont la part en 2025 représente 43,8% (hors production de l’Administration Publique). Les secteurs primaire et secondaire représentent respectivement 16,8% et 23,9% du PIB en 2025. Sur la période 2026-2030, l’offre serait composée en moyenne de 44,4% de Services (hors production de l’Administration Publique), 14,5% de secteur primaire et 25,7% de secteur secondaire.
Sources : MEFB/DGE, ANStat
Evolution de l’offre
Le taux de croissance est estimé à 6,6% en 2025 après 6,0% en 2024, porté principalement par l’agriculture vivrière, l’industrie extractive, les autres industries manufacturières, le BTP et les services, ainsi que l’ensemble des composantes de la demande.
Le secteur primaire a progressé de 4,4% après 5,3% en 2024. Cette évolution reflète la bonne performance de l’agriculture vivrière (+7,7%), de l’agriculture d’exportation (+3,1%) et de la pêche (+5,2%).
Le secteur secondaire a progressé de 6,7%, après 4,8% en 2024, tirant profit de la bonne tenue de l’ensemble de ses composantes, notamment l’extraction minière (+12,2%), les autres industries manufacturières (+8,9%), le BTP (+7,4%), l’énergie (+6,6%) et les produits pétroliers (+4,3%). Cependant, les industries agro-alimentaires ont connu un repli de 2,6%.
Le secteur tertiaire a enregistré une croissance de 7,5% en 2025, après 6,4% en 2024, grâce à la bonne tenue des transports (+7,2%), des télécommunications (+7,2%), du commerce (+7,3%) et des autres services (+7,9%).
Le secteur non marchand a crû de 6,0% après 8,6% en 2024, en raison des effets combinés de la stratégie de maîtrise de la masse salariale et de la poursuite des politiques de scolarisation obligatoire et de santé pour tous.
Les droits et taxes nets de subventions sont ressortis en hausse de 6,5% après 6,9% en 2024, grâce aux différentes réformes d'administration et de politique fiscale ainsi qu'au dynamisme de l'activité économique.
En 2026, le secteur primaire devrait progresser de 7,5% après 4,4% en 2025, en relation avec la bonne tenue de l’agriculture vivrière (+6,6%), de l’agriculture d’exportation (+8,3%) et de la pêche (+5,2%).
L’agriculture vivrière (+6,6% après +7,7% en 2025) bénéficierait de la poursuite de la croissance des tubercules, des céréales et des cultures maraichères. Son dynamisme découlerait de (i) la bonne perspective liée à la pluviométrie dans les zones de production, (ii) la poursuite du Programme de Production Alimentaire d’Urgence (2PAU-CI), (iii) la mise à disposition de technologies de production de semences améliorées et (iv) la hausse de la demande sous-régionale en produits vivriers ivoiriens.
L’agriculture d’exportation (+8,3% après +3,1% en 2025) serait marquée par (i) une expansion des productions de cacao (+11,4%), de coton graine (+26,3%), de sucre (+20,1%), de caoutchouc (+10,0%), d’anacarde (+5,0%) et de banane dessert (+4,0%) et (ii) une contraction des productions de café (-8,3%) et d’ananas (-7,6%).
L’augmentation de la production de cacao (+11,4%) résulterait d’une amélioration des conditions climatiques. Au demeurant, la commercialisation a été confrontée à des contraintes conjoncturelles en fin 2025 et début 2026, sous l’effet de la chute des prix mondiaux, entraînant des difficultés d’exportation, et une accumulation des stocks. Ces contraintes ont toutefois été levées grâce (i) au processus de déstockage progressif mené par les autorités et les acteurs de la filière et (ii) au réaménagement du calendrier des campagnes de vente, avec la campagne intermédiaire 2025-2026 qui a débuté le 4 mars 2026 avec un prix bord champ de 1 200 FCFA/kg, soutenu par le mécanisme de stabilisation des prix.
La forte reprise du coton graine (+26,3%) s’expliquerait par la revalorisation des prix d’achat garantis aux producteurs et le renforcement des programmes d’encadrement technique.
La hausse du sucre (+20,1%) découlerait de la mise en œuvre des contrats-plans visant à améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises productrices.
Le secteur secondaire progresserait de 6,4% après 6,7% en 2025, en lien avec la bonne tenue de l’ensemble de ses composantes, notamment le BTP (+7,1%), les industries agro-alimentaires (+6,0%), les autres industries manufacturières (+5,8%), l’extraction minière (+7,8%) et l’énergie (+5,0%). En revanche, sous l’effet du renchérissement du prix du pétrole brut, les produits pétroliers enregistreraient un recul (-2,5%).
L’extraction minière (+7,8%) bénéficierait de l’augmentation des productions pétrolière (+11,0%), gazière (+14,1%), du nickel (+45,0%) et de l’or (+6,2%). Le retour attendu du FPSO Baobab en mai 2026, après une maintenance majeure à Dubaï, viendrait renforcer la contribution des hydrocarbures à la dynamique extractive. La bauxite, le manganèse et le nickel continueraient de soutenir le sous-secteur des minerais métalliques.
L’énergie (+5,0%) profiterait de l’accroissement de la production électrique à 16 123 GWh (+9,5%), portée par le renforcement des infrastructures de transport et la poursuite des projets énergétiques en cours, en particulier ceux visant à accroître la part des énergies renouvelables (hydraulique et solaire) dans le mix énergétique national. La demande intérieure et extérieure continuerait de soutenir cette branche.
Le BTP (+7,1%) serait soutenu par l’avancement de plusieurs projets d’infrastructures majeurs, notamment : (i) la finalisation de trois échangeurs sur le boulevard Koffi Gadeau, (ii) le chantier du Métro d’Abidjan, (iii) la finalisation de l’autoroute de contournement d’Abidjan (Y4), (iv) la construction du BRT Yopougon-Bingerville, et (v) les projets d’aménagement et de bitumage de routes à l’intérieur du pays, dont Yakassé-Attobrou- Bettié, Daloa-Issia et Vavoua– Zuénoula.
Les industries agro-alimentaires (+6,0%) marqueraient un net rebond après deux années consécutives de contraction, bénéficiant du redressement attendu des disponibilités en matières premières agricoles, notamment le cacao et le sucre
Le secteur tertiaire ressortirait à 5,8% en 2026 après 7,5% en 2025. La décélération des services s’explique par la hausse projetée des prix des produits pétroliers et la pression induite sur le pouvoir d’achat des ménages. Ainsi, l’activité de transport (+5,7%) connaîtrait une progression en lien avec une orientation favorable de l’ensemble de ses composantes. Les télécommunications (+5,7%) seraient soutenues par le déploiement attendu de la 5G à l’échelle nationale. La bonne évolution du commerce (+5,8%) résulterait de la poursuite du programme d’infrastructures commerciales, notamment, l’achèvement des 40 marchés de proximité et la construction de 11 marchés de gros.
Le secteur non marchand progresserait de 5,2% après 6,0% en 2025, conformément au recrutement des fonctionnaires et agents de l’Etat programmé pour l’année 2026, pour soutenir les politiques de scolarisation obligatoire et de santé pour tous.
Les droits et taxes nets de subventions ressortiraient à 6,5% comme en 2025, grâce aux différentes réformes d’administration et de politique fiscale ainsi qu’au dynamisme de l’activité économique.
Croissance du PIB réel : Optique Offre (en %)
| Désignation | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2 023 | 2 024 | 2 025 | 2 026 |
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| real. | prov. | est. | prév. | prév. | |
| Secteur Primaire | 3,1 | 13,7 | 11,4 | -5,7 | 3,2 | 7,5 | 5,9 | 3,1 | 5,3 | 4,4 | 7,5 |
| Secteur Secondaire | 14,6 | 3,8 | 1,9 | 21,6 | -2,5 | 45,3 | 12,0 | 10,7 | 4,8 | 6,7 | 6,4 |
| Secteur Tertiaire | 7,3 | 5,9 | 4,2 | 6,6 | -0,3 | 4,9 | 3,9 | 5,8 | 6,4 | 7,5 | 5,8 |
| Secteur non marchand | -2,2 | 8,1 | 10,7 | 3,9 | 5,3 | 12,8 | 2,9 | 7,2 | 8,6 | 6,0 | 5,2 |
| Droits et taxes | 5,0 | 12,2 | -4,4 | 2,8 | 6,0 | 20,0 | 9,5 | 6,2 | 6,9 | 6,5 | 6,5 |
| TOTAL PIB | 7,2 | 7,4 | 4,8 | 6,7 | 0,7 | 7,1 | 6,4 | 6,6 | 6,0 | 6,6 | 6,2 |
Sources : MEFB/DGE; ANStat